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Deuil & épreuves de vie

Après la perte d’un proche, faut-il « faire son deuil » ?

1 min 52 s de lecture estimée

Quelqu’un vous demande si vous allez mieux. Vous ne savez pas quoi répondre. Certains jours, vous reprenez vos habitudes ; d’autres, un objet ou une date rend l’absence très présente. L’expression « faire son deuil » peut alors ressembler à une tâche qu’il faudrait enfin terminer.

Il n’y a pas un parcours à réussir

Le deuil peut s’accompagner de tristesse, de colère, de fatigue ou de culpabilité. Ces émotions ne sont pas nécessairement constantes. Les « étapes du deuil » ne constituent pas un escalier que chacun devrait monter dans le même ordre : le National Health Service (NHS), le service public de santé britannique, rappelle que toutes les personnes ne traversent pas les mêmes étapes et que leur succession n’est pas linéaire.

Vous n’avez donc pas à comparer chaque journée à celle de la veille pour décider si vous avancez correctement. Un moment de légèreté ne vous oblige pas à tourner la page ; une journée difficile n’annule pas ce qui vous a soutenu auparavant.

De quoi parler avec un thérapeute ?

En séance avec un thérapeute, vous pourriez parler de la personne disparue, mais aussi de tout ce que son absence change : rentrer dans un logement vide, prendre seul une décision, répondre aux messages ou retrouver une place dans la famille.

La culpabilité après un deuil peut également devenir un sujet : les paroles que vous auriez voulu dire, celles que vous regrettez, ce que vous pensez avoir dû faire. Il n’est pas nécessaire de préparer un récit complet ni de trouver une conclusion à votre histoire avant votre premier rendez-vous avec ce thérapeute.

Pour commencer, une phrase très concrète peut vous servir de point de départ : « Le plus difficile, en ce moment, c’est le dimanche soir. » Ce qui compte ici n’est pas la qualité du récit, mais ce que vous souhaitez partager.

Ne pas rester seul quand le quotidien devient trop difficile

Un proche disponible, une association de soutien au deuil ou un thérapeute peuvent constituer des appuis différents. Si la souffrance devient envahissante, si les difficultés quotidiennes persistent ou si votre état se dégrade, demandez un avis médical. Chercher du soutien ne vous engage pas à oublier la personne ; cela ouvre une possibilité d’être accompagné dans ce que vous vivez aujourd’hui.

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Sources

National Health Service (NHS) — service public de santé britannique : comprendre le deuil.

Pour poursuivre : Commencer une thérapie : quelle place pour vos questions ?

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