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Épuisement & estime de soi

« Je peux gérer » : faut-il attendre d’être à bout pour demander du soutien ?

1 min 58 s de lecture estimée

Vous continuez à travailler, à répondre aux messages, à être présent pour les autres. Alors, quand quelqu’un vous demande comment vous allez, vous répondez : « Ça va, je peux gérer. » Pourtant, tout demande un peu plus d’effort. Et une question apparaît : à partir de quand aurait-on une raison suffisante de demander de l’aide ?

Regarder ce que cela vous coûte

Plutôt que de chercher à savoir si votre situation est assez grave, vous pouvez partir de votre quotidien. Qu’est-ce qui devient difficile ? Qu’avez-vous laissé de côté pour continuer à tenir ? Qu’aimeriez-vous pouvoir dire sans devoir rassurer immédiatement la personne en face ?

Ces questions ne servent pas à vous attribuer un diagnostic. Elles proposent un autre point de départ que la comparaison avec ceux qui iraient plus mal. Vous pouvez réussir à accomplir certaines tâches et avoir, malgré tout, quelque chose de lourd à partager.

Demander de l’aide peut commencer petit

Pour parler à un thérapeute, vous n’avez pas besoin d’avoir déjà tout compris. Vous pourriez dire : « Je suis fatigué et je ne comprends pas pourquoi », « Je n’arrive plus à décrocher » ou « J’ai peur de décevoir si je ralentis ».

Avant votre rendez-vous avec le thérapeute, notez, si vous le souhaitez, quelques moments où vous vous êtes senti en difficulté : une soirée sans réussir à décrocher, une tâche devenue pesante, une envie de pleurer. Ces exemples peuvent vous aider à commencer, sans avoir à préparer tout un récit.

Lors du premier échange avec le thérapeute, vous pouvez lui demander comment se déroulent les séances et s’il peut vous accompagner dans ce que vous traversez. C’est aussi l’occasion de voir si vous vous sentez suffisamment à l’aise pour poursuivre.

Trouver un appui, sans tout expliquer par le stress

Si la fatigue persiste, perturbe vos activités ou s’accompagne d’autres symptômes, prenez rendez-vous avec votre médecin traitant. Un accompagnement psychologique ne remplace pas la recherche d’une cause médicale.

Au-delà de la fatigue, vous souhaitez peut-être comprendre pourquoi ralentir vous semble si difficile, ou pourquoi dire non vous donne le sentiment de décevoir. Ce sont aussi des sujets à aborder avec le thérapeute, même sans savoir où ils vous mèneront.

Vous n’avez pas besoin d’attendre de ne plus tenir pour ouvrir cette conversation. Une phrase peut suffire : « Je continue à faire face, mais j’aimerais ne plus avoir à le faire seul. »

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Sources

National Institute of Mental Health (NIMH) — Institut national de la santé mentale des États-Unis.

Assurance maladie.

Pour poursuivre : Commencer une thérapie : quelle place pour vos questions ?

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