Traumatismes & accompagnement
Parler d’un traumatisme : faut-il tout raconter dès le début ?
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Vous envisagez de consulter un thérapeute, mais une inquiétude vous retient : faudra-t-il raconter chaque détail ? Après un accident, des violences ou des abus sexuels subis dans l’enfance, commencer à parler peut déjà sembler difficile. Lors du premier rendez-vous avec le thérapeute, vous pouvez lui expliquer ce qui vous inquiète à l’idée de parler de votre histoire.
Commencer par ce qui vous gêne aujourd’hui
Vous pourriez évoquer un sommeil perturbé, une situation que vous évitez ou le sentiment de rester constamment sur le qui-vive. Il ne s’agit pas de chercher vous-même la preuve d’un traumatisme psychologique : ces difficultés demandent à être comprises dans leur contexte.
Selon l’OMS, un trouble de stress post-traumatique peut notamment comporter des souvenirs envahissants, de l’évitement et une hypervigilance, c’est-à-dire un état d’alerte accru. Mais vivre un événement potentiellement traumatisant ne signifie pas développer automatiquement ce trouble.
Questionner le thérapeute sur sa démarche
« Pourquoi me proposez-vous ce travail ? » « Comment allons-nous choisir le rythme ? » « Que fait-on si je me sens débordé ? » Ces questions adressées au thérapeute peuvent vous aider à comprendre l’accompagnement envisagé. Vous pouvez aussi annoncer qu’un sujet est difficile à aborder ou demander une explication avec des mots plus simples.
Cette possibilité de discussion ne signifie pas que toute thérapie évitera les souvenirs pénibles. Certaines approches travaillent précisément avec eux, dans un cadre préparé avec un professionnel formé. L’enjeu est de comprendre ce qui vous est proposé et de pouvoir en parler, plutôt que de vous sentir tenu de tout livrer pour mériter de l’aide.
Choisir un accompagnement adapté
Pour le stress post-traumatique, l’OMS identifie les thérapies cognitivo-comportementales centrées sur le traumatisme et l’EMDR parmi les approches les mieux étayées. Cela ne permet pas de conclure qu’une méthode convient à tout le monde, ni de présenter toutes les thérapies comme équivalentes.
Demandez au thérapeute quelle formation et quelle expérience il possède pour votre situation, et comment une orientation complémentaire serait organisée si nécessaire. Vous n’avez pas à tenter de retrouver des souvenirs ou à vous exposer seul à ce qui vous bouleverse pour préparer une séance. Vous pouvez commencer par lui demander comment se déroule une première séance.
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Sources
Organisation mondiale de la Santé (OMS) — Trouble de stress post-traumatique.
EMDR signifie Eye Movement Desensitization and Reprocessing, soit « désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires ».
Pour poursuivre : Commencer une thérapie : quelle place pour vos questions ?