Épuisement & estime de soi
Fatigue persistante : est-ce forcément un burn-out ?
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Vous dormez, mais vous avez l’impression de ne jamais récupérer. Les petites tâches deviennent lourdes et vous vous reprochez de manquer d’énergie. Le mot burn-out vous vient à l’esprit. Il peut aider à chercher des informations, mais il ne suffit pas à expliquer votre fatigue.
La fatigue mérite d’être regardée dans son ensemble
Si la fatigue ne passe pas malgré le repos, complique vos journées ou s’accompagne d’autres symptômes, parlez-en à votre médecin. Il pourra rechercher ce qui l’explique et vous proposer une prise en charge adaptée. Le stress peut jouer un rôle, mais il ne faut pas en conclure que tout vient de là.
Pour préparer ce rendez-vous, vous pouvez noter depuis quand la fatigue est présente et ce qui a changé dans votre quotidien. Des exemples simples suffisent : les courses laissées de côté, les nuits peu réparatrices, une concentration devenue difficile. Il ne s’agit pas de prouver que vous allez assez mal.
Le burn-out renvoie au travail
L’INRS décrit le burn-out comme un épuisement lié à un stress professionnel chronique. Il peut associer le sentiment d’être vidé, une prise de distance ou du cynisme envers le travail, et une impression de ne plus être à la hauteur. Ces éléments appellent une évaluation ; ils ne forment pas un questionnaire pour se diagnostiquer seul.
La charge, les moyens disponibles et l’organisation du travail comptent. Réduire la situation à un manque d’estime de soi ou à du perfectionnisme ferait porter toute la responsabilité sur la personne. La prévention doit aussi agir sur les conditions de travail, rappelle l’INRS.
Demander un appui adapté
Vous pouvez parler de votre état à votre médecin et, lorsque le travail est en cause, au service de prévention et de santé au travail. Un espace thérapeutique peut également permettre d’explorer ce que cette période vous fait vivre : la peur de décevoir, les exigences envers vous-même, la difficulté à reconnaître vos besoins.
L’objectif n’est pas de vous entraîner à supporter davantage. La première étape peut être de nommer ce qui est devenu trop lourd, pour réfléchir à l’aide et aux changements nécessaires.
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Sources
Pour poursuivre : « Je peux gérer » : faut-il attendre d’être à bout pour demander du soutien ?