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Anxiété

Éco-anxiété : quand l’inquiétude reste après la canicule

Par · 1 min 56 s de lecture estimée · Publié le

Les nuits sont redevenues fraîches, mais une image reste : les volets fermés toute la journée, un parent épuisé par la chaleur, les arbres desséchés près de chez vous. Vous pensez déjà à l’été prochain. Autour de vous, la vie reprend. Pourtant, votre inquiétude n’a pas disparu avec la canicule.

Mettre des mots sur ce qui reste

L’éco-anxiété désigne une détresse liée aux menaces environnementales. Derrière ce mot, il peut y avoir plusieurs vécus : la peur pour vos proches, la colère devant l’inaction, la tristesse de voir un lieu changer ou l’impuissance face à un problème qui vous dépasse.

Vous n’avez pas à choisir une seule émotion. Vous pouvez être inquiet pour l’avenir et heureux de retrouver des amis le même jour. Ces moments agréables n’annulent pas vos préoccupations, et vos préoccupations ne vous obligent pas à renoncer à tout le reste.

Qu’est-ce qui pèse le plus aujourd’hui ?

Les questions sur l’avenir du climat peuvent se mêler à des soucis très concrets : un logement trop chaud, la santé d’un proche, le coût de travaux impossibles à financer. Reconnaître ce qui vous touche personnellement peut être un point de départ, sans avoir à résoudre toutes ces difficultés.

Vous pourriez simplement compléter cette phrase : « Ce qui me préoccupe le plus, en ce moment, c’est… » Il n’y a pas de bonne réponse attendue. Il s’agit de donner une place à ce que vous vivez.

Trouver un appui à votre portée

Selon ce qui pèse, l’appui recherché peut être différent. Parler à quelqu’un qui écoute sans minimiser. Chercher une information précise sur les aides à l’adaptation du logement. Ou partager un moment ordinaire qui ne tourne pas autour du climat.

Vous pouvez aussi dire à un proche : « Je n’attends pas que tu trouves une solution. J’aimerais pouvoir te dire ce qui m’inquiète. » Ces pistes sont des possibilités, pas des tâches supplémentaires. Vous n’avez pas à porter seul une crise collective.

Si l’inquiétude perturbe durablement votre sommeil, vos relations ou vos activités, votre médecin peut vous aider à faire le point.

Pour poursuivre la lecture

D’autres repères peuvent éclairer ce que vous traversez. Quand la fatigue s’installe aide à prendre au sérieux un épuisement persistant. Et « Je peux gérer » explore ce qui peut rendre une demande de soutien difficile.

Sources

Agence de la transition écologique (ADEME) et Observatoire de l’éco-anxiété (OBSECA) — Éco-anxiété : quelles menaces sur la santé mentale des Français ?, 15 avril 2025. Repères sur la détresse liée aux enjeux environnementaux et son retentissement. L’éco-anxiété n’est pas, en elle-même, une maladie. Aucun résultat chiffré de l’enquête n’est repris ici.

Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) — Troubles anxieux, rubrique « Quand consulter ? ». Repères sur les difficultés durables dans la vie quotidienne et la possibilité de consulter. Ce dossier général ne permet pas de poser un diagnostic d’éco-anxiété.

Sources consultées le 19 octobre 2026. Les scènes et formulations illustrent des situations possibles, sans constituer des témoignages. Les pistes proposées ne sont ni un test ni un protocole de soin.

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